Petit état des lieux

La situation que traverse le rap français est assez paradoxale. On entend souvent dire qu'il est mort, mais pourtant jamais il n'y a eu autant de personnes qui rappent.

Premier problème, tout le monde peut rapper. Un micro et un orci, et ça roule. Il n' y a plus forcément la notion de "mérite". N'importe qui peut faire une net tape/sortir un album.
En lien avec ça, les gens veulent tout de suite le succès, et pour y arriver, ils font ce qui est à la mode. Pas d'originalité, pas de risque. Tout le monde a les mêmes flows, les mêmes punchlines ressortent fréquemment.
Enlevez les La Fouine, les Orelsan...et vous enverrez dix derrière qui rappent pareil. Mais des MCs comme Luciano, Lino, Fabe, Aniès...eux sont uniques car ils ont leur propre style, leur empreinte.

Pauvreté des textes également, on fait des phrases faciles, on met des mots pour faire des mots, et non pour délivrer un message. Pour avoir soi disant une crédibilité, on met une insulte par phrase. Choquer pour choquer. Aucun intérêt.

Ensuite, le respect. On ne demande pas de faire une statue aux "anciens"style IAM, NTM, Lunatic, Arsenik, FF,Assassins ou autres mais il faut savoir rester à sa place de temps en temps. Quand j'entends des petits rappeurs "dire", je déboite Lino, ça me rend fou.
Un peu comme ces types qui font la tournée des blogs et des forums pour promouvoir leurs albums (qui ressemblent trait pour trait à 234565 autres) et qui veulent tout de suite le succès.

Morveux le rap c'est bon quand tu fais ça par amour, mais pas quand y a
beaucoup de fric en jeu

# Enviado el sábado 01 de agosto de 2009 14:06

Vous trouverez:

# Enviado el jueves 23 de julio de 2009 08:40

Modificado el jueves 15 de octubre de 2009 14:34

L'Abbé Mase_J'aime pas le rap

L'Abbé Mase_J'aime pas le rap
Je suis un jeune mec, plein d'ambition. 21 piges, habituellement je réussis tout les doigts dans l'pif. L'érection dans le calcif, elles y passent tous. J'ai un sourire ravageur, et puis je tue sur les stades de foot. Je suis respecté sans nul doute, je suis loin d'être doux. J'ai tout pour moi mais le tunnel j'en ai jamais vu le bout. J'habite un quartier de classe moyenne mais je fais rarement preuve d'une attitude très citoyenne. Toutes les nuits, je mets du rap à fond dans ma chambre. J'm'en bats les couilles des voisins. Si ça fait chier, z'ont qu'à le dire cousin. Je découpe mon shit et je vois se dégrader ma vie. Le pire dans tout ça, c'est que je crois que certains potes m'envient.

Je suis toujours joyeuse, je vais à l'école, j'ai 17 ans, je fais toujours la folle, je suis embêtante. Je suis un amour au point que c'en est inquiétant : c'est devenu tellement rare en ces temps. Je finis souvent les cours à 17 heures, je vais faire les courses au Franprix. Mon père me donne pas trop de sou, je fais attention aux prix. Je rentre, j'habite au rez-de-chaussée, je fais mes devoirs, je fais la cuisine et j'attends mon père devant la Nouvelle Star. Il rentre un peu tard, me dit bonsoir et va te coucher. Me vlà dans mon lit, je prie Dieu : « Pitié, Faites que le voisin mette pas sa musique à fond la caisse. Faites qu'il m'entende. Je Vous en prie, il faut que ça cesse ».

22 heures, je rentre chez moi. J'ai baisé une nouvelle pouf. J'te jure, je l'ai tuée comme un ouf. Un petit spliff que je roule et à la fenêtre je l'éclate sur un son et je fais péter les watts.

Putain, ce con, il a mis sa musique. 3, 4 minutes après, j'entends un bruit basique : les pieds de mon père qui se rapprochent dans le couloir sur un fond de rap américain. Comme d'hab, j'ai la tremblote quand il ouvre ma porte. Il a son plus beau sourire, ce gros porc il me dégoute comme un cloporte. Il s'assied à côté de moi, me fait des caresses intimes. Des fois, j'ai même plus l'impression qu'il est en train de commettre un crime. Il m'déshabille, se déshabille ; instinctivement, je pousse un cri : c'est physique. Il me dit : « ça sert à rien, y a la musique. » Je le laisse finir, mes larmes ont l'air de l'exciter. Ça s'est mal fini la dernière fois que j'ai voulu résister. Il part se coucher, je pars me doucher. Je me frotte jusqu'au sang, au moins j'espère que demain sera loin. Il part tôt pour aller bosser, je suis censée aller à l'école mais je crois que je vais rester pour me reposer.

15h30, j'ouvre l'½il. Dehors, il fait soleil. Je descends pour faire mes affaires, pour faire rentrer l'oseille. Je glande avec mes potos, du rap dans les oreilles toujours avec le son de la veille. Il est déjà 20h30, on bouge au 129. On va casser un chicken avec la vieille R19. A minuit, je vois une tass donc je rentre pour me faire beau mais devant mon immeuble je vois des keufs avec des flashes-balls. Je demande qu'est ce qui se passe. Une voisine que j'aime bien me prend à part. Elle arrive même plus à lépar. La fille du voisin s'est pendue avec une ceinture alors qu'elle avait toujours le sourire. C'était pire qu'une peinture sur un bout de papier. Elle a laissé un mot que les flics ne comprennent aps.

En gros, elle a marqué avec un feutre : j'aime pas le rap
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# Enviado el jueves 15 de octubre de 2009 14:31

Shurikn_La lettre

Shurikn_La lettre
Si tu lis cette lettre, c'est que j'ai dû m'absenter,
Un peu avant qu't'arrives mais j'pouvais pas rester le taxi attendait,
Que faire je sais plus par où commencer, j'avais plein de choses à dire,
Mais pour écrire j'suis bloqué,
Mais j'vais m'lancer, tu sais la vie c'est pas toujours comme on veut,
C'est souvent comme on peut,
Et j'ai fait comme j'ai pu pour que ton père vive mieux,
Je lui ai appris la valeur de l'argent,
Parce que dans ma famille un franc, c'était un franc gagné durement,
Le mien s'est tué au boulot, manque de pot je portais pas d'polo,
J'étais pas en guenille non plus mais au goûter y avait pas d'Pepito,
Le préau était un stade de foot, un champ de shoot,
Cloué sur les bancs d'la classe y avait pas foule,
Fais pas comme moi, l'école ça aide des fois,
Plus tard tu t'en aperçois avant de t'en mordre les doigts,
Bosse et ne baisse pas les bras,
Pense à celle qui va se faire tant de soucis pour toi
A chaque fois que tu sortiras,
Celle qui te borderas toutes les nuits,
Et les jours où tu seras en colère après elle repense s'y,
T'en auras jamais deux comme ça, retiens ça,
Et n'écoute pas les cons qui pense qu'un homme ça ne pleure pas, crois moi,
Et si j'ai pu partir un doigt levé, pied de nez à la guigne,
Finalement j'ai gagné, à travers j'm'en suis tiré,
Te demande pas pourquoi j'ai la réponse ici,
Il fallait que parte pour que tu viennes, c'était écrit petit.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y' a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,
Et ça tu l'sais.
Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,
Et ça tu l'sais.

On choisit pas ses parents, t'es pas trop mal tombé,
Pense à ceux qui vivent au foyer, avant de grimacer devant ta purée,
Tu subiras un peu les vannes des potes plus à la mode,
Fais pas un flan à ta mère pour une paire de bottes,
J'ai transmis mon art à mon fils, il te le transmettra,
J'espère plus tard, comme ça, tu s'ras paré pour les bagarres au lycée,
Tu va te chiffonner pour un `ta mère la pute', même si c'est pas vrai,
Je sais j'l'ai, s'il fallait je recommencerais,
Il t'apprendras à ne pas craindre la nuit,
Il te dira que c'est pas grave si tu pisses au lit, lui l'faisait aussi,
Il te dira que le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent,
On finit de la même façon, on tend la main aux anges,
Il n'y a qu'une chose qu'il ne dira pas,
Faudra que tu l' devines dans son regard,
Entre homme on se comprend, on parle pas,
Mon père n'étais pas bavard non plus,
Paraît que j'ai le même caractère,
C'est vrai qu'au tien j'ai rien dit de plus,
Faudra que tu comprennes, que tu sois indulgent,
Ne joue pas les enfants gâtés,
Où le jour où pour sortir il te manquera des francs,
C'est mon seul regret, j'aurais voulu être là,
Te faire sauter sur mes genoux, devenir gâteux quand je te vois,
Tant pis, c'était pas marqué sur mon carnet de santé,
Le doc a dit que j'pouvais pas rester, alors j'ai dû m'envoler,
Mais si tu t'sens trop seul, largué,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,
Et ça tu l'sais.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,
Et tu le sais.
Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,
Et ça tu l'sais,
Tu l'sais.
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# Enviado el sábado 22 de agosto de 2009 08:46

Rocca_Les jeunes de l'univers

Rocca_Les jeunes de l'univers
Depuis mon plus jeune âge, je rêve de gloire, de cash-flow,
Dois-je passer ma vie en marge
D'un système qui me dévisage?
Mon panache comme bagage sûr, j'assure mon avenir
Mon futur je le vois prospère, fat, duplex, busy,
Compte en caisse rempli...
Grosse sacoche, Borsalino, BM, Porche
Nombreux rêves de mioche m'ont poussé à remplir mes poches
Avenue Foch, gloire, pouvoir sortir de la rue,
Croire, vouloir se battre pour avoir ce qui t'es dû
N'est jamais cause perdue...
Le monde est devant toi, n'attends pas qu'il débarque
Sort de ton cul-de-sac, du cycle infernal du jeune que le béton détraque
De l'ignorance, la délinquance, la violence
Ta soi-disante malchance que toi-même sème par négligence
Échec scolaire, vices, mauvaise compagnies qui te trahissent
Fils! Démolis pour reconstruire ce que tu négligeais jadis
Je crois en moi...en toi...le futur est entre nos mains
Et rien ne doit pouvoir barrer nos chemins...
Pour tous les jeunes de l'univers: ce message universel
"Je représente, nous représentons"
Je le dédie à ceux que j'aime
"Dans tout ce béton...dans tout ce béton"
Pour tous les jeunes de l'univers: ce message universel
"Je représente, nous représentons"
Pense qu'aujourd'hui, c'est ton jour pour lutter et vaincre garçon!
"Le monde est devant toi, n'attend pas qu'il débarque..."
Ceci va pour tous les jeunes des cités
Lascars et filles oubliées, banlieues condamnées, villes et quartiers damnés...
Déshérités, exclus de la chance, fils d'immigrés déçus
Tous ceux qui ont dans leurs yeux, quelque chose d'horizon perdu
Fils de chahut, grandissant sous le souffle de l'obus
Ceux qui ont disparu sans jamais avoir connu la joie
Ma génération s'élève du béton comme un drapeau
America Latina, Africa represento Columbia
Le tiers du monde, l'allégresse d'outre-tombe
La tristesse d'un jeune en détresse
Pleurant derrière des barreaux sa jeunesse
Donne l'exemple, montre aussi que tu peux t'en sortir
L'espérance est vitale comme l'oxygène que l'on respire
C'est le pire des combats, la perpétuelle querelle, la saga,
C'est le dominant sur le dominé, la loi du plus friqué...
Renverse les statistiques, sondages
Prouve à ton entourage
Qu'un homme plein de courage, peux creuser son propre passage
Vers la victoire, la réussite
Malgré les multiples conflits raciaux, sociaux
En France...tout effort a une récompense go!!!
One Love! Pour tous les jeunes en bas des escaliers des cités, HLM
Je sème de l'espoir pour tout ceux que j'aime...
Depuis mon plus jeune âge, je rêve d'explorer le monde, la terre, ses mystères:
Imagine des voyages en première classe sans frontières
Sans passeport, en Concorde, cocktail à la main
Observant l'univers du haut du ciel, volant de plus en plus loin...
Choisir son destin, être maître de soi-même
Vivre pour ce que l'on aime
Malgré les contraintes du système
S'entraider, parler de fraternité, de confiance, oublier
Ses problèmes ne serait-ce qu'un instant, voir des mains se serrer
Mater la télé, voir moins de misères, de barrières sociales
Chômage, exclusion raciale, de police, front national
Entendre les rires des enfants percer nos c½urs en béton
Pressé de bâtir un monde parfait basé sur le respect
Mais le monde tourne comme une roulette et rien ne changera
Quand "le Tout Puissant" fera ses comptes, lui seul jugera
Filles et garçons avançons d'une case nos pions
Unis, nous sommes la lumière du chemin où nous allons...

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# Enviado el lunes 03 de agosto de 2009 06:22

Don Choa_Maintenant ou jamais

Don Choa_Maintenant ou jamais
Faut s'en sortir ça urge. On va pas rester là à attendre le déluge
Chacun fait sa vie, quand tout est fini, Dieu juge.
Patron de la rime organisée, le feu couve dans ma tête d'ange.
J'ai l'arme dans la main droite et la gauche qui me démange.
Mon clan : une équipe sale et soudée, rodée à toute sorte de mission
Section Nique Tout en formation
Discrets, prêts à tout pour s'imposer, planter le clou
Quitte à arroser, nettoyer par le vide et donner la nausée aux ennemis quand ils verront nos ½uvres
Faire pleurer leurs mères, les témoins se taisent et se terrent.
L'omerta nous protège. Et des petits cons veulent nous jouer des tours
Ce mec nous a pris pour des portes valises. Faut que je le délivre pour toujours
Je l'exécute la mort dans l'âme,
En voyant ses yeux plein de larmes
Je détourne la tête et laisse parler l'arme.
Implorant l'Eternel miséricordieux pour sa clémence
Réveille nos consciences, faut pas que la vie nous plonge dans la démence
J'ouvre un ½il immense sur le monde gangréné par la corruption
L'injustice règne. En bas, on se bat. Pourquoi ces divisions ?
On est tous des homos sapiens à l'avenir mince
Quand je pense aux absents, mon c½ur se pince
C'est aussi pour eux qu'on est là et qu'on lâche pas prise
Faut montrer qui on est à ces enculés de snobs qui nous méprisent
Nous, nos vies et nos propos, on les défend haut et fort, tu vois le topo ?
Chope au vol tout ce qui traine, entraîné tôt et couché tard,
Faire dodo, ça rapporte rien
J'veux faire du fric rien qu'en respirant
Et manger mieux que bien.
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# Enviado el lunes 27 de julio de 2009 15:17

Don Choa_Sans faire couler le sang

Don Choa_Sans faire couler le sang
Par un temps de chien, parti de rien, les rapaces se tirent dans les pattes
T'inquiète mec, nous aussi on a la mentalité pirate
Et si je veux éviter la violence, faut bien que je pense à la défense de moi et des miens
Personne doit nous prendre pour des chiens.
Les offenses se paient, vice versa ça rend la pareille
¼il pour ½il, dent pour dent, coup de tête, morsure à l'oreille
Finie l'époque à la loyale, tête à tête, plus que des têtes de traitre
Les types débarquent en bande et sautent à 30 sur un mec
Le soulèvent comme un ballon. L'enfoncent à coup de talon
Se tachent de sang le bas du pantalon. C'est pas comme ça qu'on acquiert des galons
Y a rien de glorieux, ça c'est pour les tox. En concert c'est trop con
Les médias font de l'intox. Le hip hop passe pour un con
Assez de filles qui crient, de salles qui ferment. On va finir par se griller
Les flics et les fachos sont contents de nous voir éparpiller
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# Enviado el lunes 27 de julio de 2009 15:16

Sat_Art de Rue

Sat_Art de Rue
Vu où ça m'a mené, j'aurais pu me passer d'aller à l'école, de fumer de la drogue ou boire de l'alcool, mais comment m'passer de rapper sur ma vie ? Cette musique constitue encore un des rares trucs qui m'anime.
J'ai pas confiance en l'argent, ça passe d'un compte, d'une main, d'une poche à une autre et fait même s'entretuer les nôtres. J'fais pas confiance aux femmes qui passent d'un homme à un autre, de l'arrière d'une caisse, d'un lit à un autre. Note que dans nos têtes, c'est le vrai désordre. Pour preuve, j'rappe des trucs qui n'ont rien à voir les uns avec les autres.
Ici c'est Men 's World. J'm'en rends compte quand j'suis au plus mal, bien die ou fucked up. J'suis pas doué pour le vol ni pour le deal, je rappe pour vivre. C'est toujours mieux que d'avoir des flics qui me poursuivent. J'fais pas ça pour les femmes ni avoir trop de fans, ni pour voir ces rues me classer profane.
Gloire à l'Art de Rue !
Si tu vivais ce qu'on voit, j'suis prêt à parier que t'exprimerais les mêmes faits que moi. On n'est pas si loin du KO., nul n'est à l'abri d'être plus bas. Penses-y au cas où tu serais amené à fumer ce qu'on fume, boire ce qu'on boit, vivre ce qu'on voit ou livrer ce combat.
Dehors c'est la guerre, même si tu veux pas le croire. Y a aussi de l'amour partout, même dans mon rap même si tu veux pas le voir.
Dédié à nos rues, l'art qui s'en dégage. Tous ceux qui expriment la rage et tous nos apaches.
Fonky Family, l'histoire continue. Jusqu'au bout dans l'art de rue !
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# Enviado el lunes 27 de julio de 2009 15:18

Keny Arkana_Le Fardeau

Keny Arkana_Le Fardeau

Encore un putain de matin où je me lève en manque, encore une putain de journée, une putain de bataille qui commence ; et merde je me suis encore endormie dehors. Je me rappelle pas de la veille, juste quelques flashes, c'est l'horreur, je tremble, j'ai froid. Putain m'faut ma dose, et j'ai rien sur moi, faut que j'rentre à l'hôtel prendre du matos. J'ai des crampes et du mal à marcher. Les gens me regardent bizarre et osent même pas me toucher. Mais je les emmerde moi, je les déteste autant qu'ils me haïssent, je les emmerde moi comme ce putain de monde, comme cette putain de vie dont j'ai perdu le goût, où y a que ma came au fond qui vaut le coup.
Affalée sur le lit, directe est la montée, le produit circule en moi et j'rentre dans mon univers, loin de ce monde si dur où l'évasion oblige, la réalité trop pressante alors j'ai choisi de me tuer à petit feu. D'façon, j'dois rien à personne, non, et c'est ce qu'j'ai trouvé de mieux. J'avoue, enfant, je croyais un peu en l'avenir, j'étais ptet trop rêveuse car ma vie m'a fait devenir cette jeune que les gens craignent. Le mal être m'entraine vers le fond, chaque jour c'est la même rengaine, ouais j'ai renoncé à me battre. Ma vie c'est obscur, entre rue, HP, pauses, cures, Subutex, Rupnol, codéine, Tranxen, et le summum c'est mon héroïne.
J'ai l'impression de toucher la mort mais elle veut pas me laisser rentrer, elle me laisse toujours dehors.
J'aimerais m'envoler et quitter mon fardeau, je touche la mort mais elle refuse de m'ouvrir son rideau.
Non, rien ne me retient à la vie, à part tous mes rêves brisés. Et puis je déteste les gens à force d'être méprisée, d'être jugée, même parfois battue. L'être humain m'a tellement déçu que même en Dieu, j'y crois plus. Je m'autodétruis, ça regarde que moi-même si c'est gore, et même dans la rue j'ai l'impression d'être juste un décor. Cercle vicieux, seule au milieu de mes tourments, j'en ai marre de penser, j'en ai marre tout le temps. Toujours les mêmes souvenirs qui me hantent, violent, pire que si dans le c½ur une lame veut rentrer. T'sais, c'est eux qui m'ont droguée en premier, dans le centre de mon adolescence mouvementée : neuroleptiques en abondance.
Si jeune enfermée, c'était soit vengeance soit autodestruction, j'ai pris le deuxième ticket. Aucun n'était gagnant. Trop tard le serpent m'a piqué.
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# Enviado el jueves 23 de julio de 2009 09:08

Fonky Family_De nos jours

Fonky Family_De nos jours
Luciano
Vois où on est, tout se joue dans un regard ou un mot. La mort attend la chose qui naît donc je goûterai au tombeau. Autant rester vrai dans l'intention, relater les propos. Viens pas tester ma loyauté, que j'aille en paix trouver le repos. J'suis le même en beaucoup moins tendre vu que j'ai beaucoup moins de temps. Je rêve moins comme les moins de 20 ans. Si t'as des oreilles entends, j'sais même plus quel drapeau défendre, alors je représente mon coin et ses gens. On s'rend même plus compte des saisons, de ce qu'il nous passe sur les ondes, de que le public subit à cause du système et de ses hommes. En écoutant et contemplant le monde, on voit l'égarement. De nos jours, c'est dur de s'en sortir légalement. Passe mes amitiés aux peuples, les gens aux pensées tristes, à ceux qui savent grâce à qui on existe, jusqu'à ceux que j'ai blessés. Je m'excuse, j'insiste je ferai tout pour que mes principes et ma musique vivent. Pourquoi ? Parce que c'est ainsi. Ceux qui ont du poids trichent, après ils osent parler de patrie, mais ils oublient que leurs injustices sont gravées dans nos poitrines. On souhaite pas finir célèbre dans leurs annales du crime, mais nul sait, nul ne peut changer ce qui est écrit. 7 sur 7, aigri, vu qu'on cultive orgueil, mépris, ingratitude et tromperie. Ici c'est la merde tu as compris. Protège ceux que tu aimes, tes biens, ton c½ur, et avec loyauté profite de la bonté du créateur. Wesh tu me suis ?

Choa :
Remercie et prie, libérons nos esprits, le pouvoir a tout perverti, soignons nos âmes meurtries. Entre pleur, tristesse, colère sourde ; attends le feu du ciel, éclair tonnerre foudre. Entends ces enfants qui en temps de guerre souffrent. Nul mal ne subsiste quand le vent de l'Eternel souffle. J'suis fou et inconsolable, dans une foule incontrôlable. Où fuir ? Nos cerveaux sont nos propres bagnes. Au fil des années, tout est fané ma rose à force de taper, de gober des ectas roses. Ici bas, ils disent tous les chemins mènent à Rome. Mort aux oppresseurs. Si je suis fâché, c'est parce qu'ils ont tout gâché. Ils veulent écraser les plantes, donner l'alcool et les cachets, cacher la vérité depuis le début. Dans la souffrance, on prend conscience que rien ne nous est dû. Paradis perdu.

Menzo :
Voilà ce que deviennent nos frères : travailleurs, képis ou voyous. Certains finissent avec l'alcool, noyés par leur dégoût, sous un toit, derrière les barreaux ou dans les égouts. La misère, la réalité sur Terre, nous pousse à bout, nous plonge dans le doute. Chacun suit sa route dans ce monde où rien n'est donné. Des mères finissent par abandonner des nouveau-nés, histoire triste et réelle que tous on connaît, qui s'aggrave de jour en jour à cause de la monnaie. C'est clair, ici frérot, ça tourne pas rond. Pour des Nike, on frappe son daron on en vient même à insulter sa propre daronne, on refuse rien à un ado et après on maronne. Je contemple et vois que l'absurdité s'étend, les parents n'ont plus le pouvoir qu'ils avaient avant, leur autorité est réduite au néant et ça c'est navrant.

Sat :
J'ai imploré Dieu mais y avait personne à mon écoute. Du coup, je doute qu'il y ait une place pour moi aux cieux. Viens voir le monde à travers mes yeux, tu te rendras compte qu'il n'y a plus rien sur quoi miser. Les années passent si vite qu'on ne les compte plus, rien ne change, même pas leurs foutus contenus. On prend les mêmes, moins ceux qu'on a perdu, et on continue en attendant de repartir comme on est venu : dans la douleur. Le c½ur lourd à mon tour, je me tache de me convaincre que ce monde est à nous. J'y cherche de l'amour où y en a plus, chez les autres, et même jusque dans ma plume. C'est pour dire, c'est pas une partie de plaisir, mais t'as beau courir, tu peux pas te fuir, tu peux pas te semer. J'sais que ce serait plus simple si on s'aimait mais la vraie vie se finit rarement comme au ciné. A la clé, y a pas souvent de happy end, de larmes de bonheur mais beaucoup de pleurs, de regrets et de complaintes. Pour preuve, y a qu'à voir comment on se scinde, comment on se saigne. Je dédie ça aux miens, encore en chien, c'est pour les miennes emprisonnées dans leurs chaînes. T'es jamais blindé face à ce que ton existence t'enseigne, et le pire c'est que ça commence dès que tu entres en scène.
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# Enviado el jueves 23 de julio de 2009 08:32